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Marcel Azzola
et améliorer la mise en forme d'un autre article. Marcel Azzola Marcel Azzola en 2015. Marcel Azzola né le 10 juillet 1927 à Paris à Ménilmontant et mort

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Marcel Azzola Marcel Azzola en 2015. Données clés Surnom Marcello Naissance 10 juillet 1927
Paris (20e), France Décès 21 janvier 2019 (à 91 ans)
Poissy (Yvelines), France Activité principale musicien, accordéoniste Activités annexes enseignement de l’accordéon notamment à l’École nationale de musique et de danse de la vallée de Chevreuse à Orsay Lieux d'activité France Formation leçons avec Médard Ferrero Distinctions honorifiques commandeur des Arts et des Lettres Site internet marcelazzola.com

Marcel Azzola né le 10 juillet 1927 à Paris à Ménilmontant et mort le 21 janvier 2019 à Poissy est un accordéoniste français, illustre destinataire de l'apostrophe lancée par Jacques Brel dans la chanson Vesoul « Chauffe Marcel, Chauffe ! », où l’on entend son chorus à l'accordéon.

Sommaire
  • 1 Biographie
    • 1.1 Distinctions
      • 1.1.1 Décorations
      • 1.1.2 Récompenses
  • 2 Publications
    • 2.1 Livre
    • 2.2 Partitions
  • 3 Discographie
  • 4 Notes et références
  • 5 Voir aussi
    • 5.1 Bibliographie
    • 5.2 Liens externes
Biographie

La famille Azzola est originaire de Pradalunga, un petit village d’Italie, à côté de Bergame. Son père, Giuseppe, exerce le métier de maçon et dirige, le dimanche, un orchestre d’une vingtaine de mandolines. Après la fin de la Première Guerre mondiale, celui-ci s'exile en France afin d’échapper à l’embrigadement des chemises noires mussoliniennes. Il y arrive en 1921 et fait venir son épouse Angelina six mois plus tard. Ils s’installent rue des Amandiers, à Ménilmontant puis à Pantin.

Marcel naît le 10 juillet 1927, au niveau de la rue de la Chine (rue à laquelle il consacrera une mazurka homonyme qui figure parmi les classiques de son répertoire). Son père fait la connaissance de Joseph Colombo et se lie d’amitié avec le père de Joë Rossi qui le motive pour que Marcel, apprenne l’accordéon. À cette époque, on jouait de cet instrument le samedi soir, dans les cafés : ainsi, il pourrait gagner sa vie.

Après avoir commencé par apprendre le violon en compagnie de ses deux sœurs aînées, il commence au bout d’une année à étudier l’accordéon et suit l’enseignement de son « premier vrai professeur » en la personne d’Attilio Bonhommi. Il gagne son premier concours à Suresnes, en 1939, devant un jury composé notamment des Mousquetaires de l'accordéon : Médard Ferrero, V. Marceau, Louis Péguri et Adolphe Deprince. Il rencontre la grande Fréhel à Pantin lors d’un radio-crochet au cinéma Central où il interprète la Csárdás de Vittorio Monti et gagne un service à liqueurs en remportant le premier prix.

Pendant la guerre, il prend des leçons avec Médard Ferrero qui l’initie à la musique classique : Rossini, Albeniz, Bach, Beethoven, Debussy, etc. Entre deux leçons, il joue dans un orchestre de l’amicale des Aveugles de Pantin et, particulièrement, un air tiré des Contes d’Hoffmann d’Offenbach qui est fort apprécié par l’assistance. Pour subvenir à ses besoins, il joue également en soirée dans des brasseries et des cabarets. Un soir, on lui propose dans un dancing de remplacer au pieds levé un collègue indisponible. Problème : la musique demandée est un tango joué exclusivement au bandonéon, instrument que Marcel Azzola ne possède pas. Il n'a alors pas encore suffisamment de richesse pour s'offrir un instrument dit « chromatique » qui offre le système le plus proche de celui de l’accordéon, tandis que l'apprentissage d'un système dit « diatonique » en une journée est ardu même pour Azzola. Il se rabat alors sur un bandonéon économique qui a la particularité de combiner les deux systèmes. De cette occasion, il élargit son domaine de compétence et créé son propre style.

Après la guerre, il découvre le jazz, Gus Viseur, Charley Bazin, Tony Murena et a même l’occasion de jouer pour Django Reinhardt la Toccata et fugue en ré mineur de Bach. Il est le précurseur de l’accordéon classique et du jazz en France et il donne des concerts en trio ou en quartet avec Stéphane Grappelli qui lui fait rencontrer Yehudi Menuhin, Didier Lockwood, Michel Legrand, Toots Thielemans.

En 1948, il participe à Lausanne à la Coupe mondiale d'accordéon où il finit 4e en finale, la coupe étant remportée alors par Yvette Horner. Trois mois plus tard, il remporte le premier prix au concours international de Stradella en Italie, recevant les compliments du maestro Arturo Toscanini. En 1949, il réalise son premier enregistrement avec Mademoiselle de Paris, et enregistre anonymement ses premiers disques comme accompagnateur et au bandonéon avec les orchestres de Ramon Mendizabal, Marcel Feijoo, José Lucchesi et la formation de Tani Scala un des maîtres du tango français d'après guerre. En 1954, il remporte le grand prix du disque de l’académie Charles-Cros pour Surprise Party au Mirliton.

Dans les années 1950, il se met à accompagner les grands noms de la chanson française comme Boris Vian, Édith Piaf (pour laquelle il participe à l'enregistrement de la chanson Sous le Ciel de Paris en 1949), Tino Rossi, Yves Montand, Barbara, Juliette Gréco, Jean Sablon, Francis Lemarque, Gilbert Bécaud et Jacques Brel. Ce dernier survolté et ébahi par l'improvisation en solo que fait Marcel Azzola lui envoie alors son apostrophe culte « Chauffe Marcel, Chauffe ! » dans Vesoul. L’expression, lancée en plein enregistrement de la chanson, est entrée dans le langage courant.

Il est aussi à la tête d’un orchestre de bal composé de Didi Duprat à la guitare, Pascal Groffe à la basse et Jacques Irsa à la batterie. Il fait de nombreuses tournées. En 1976, Marcel Mouloudji et Marcel Azzola sortent une anthologie de la chanson musette, Et ça tournait. Au début des années 1960, il s’adjoint une chanteuse, Lina Bossati, élève d’Yves Nat et d’Alfred Cortot, qui joue du piano et du violon et il l’engage dans son orchestre avec son mari, Denis Tuveri. Avec elle, il publie en 2009 un album de duos, Lina et Marcel, qui reprend un large éventail de leur répertoire. Il joue, également, en trio avec Patrice Caratini et Marc Fosset.

Il enregistre une centaine de musiques de films dont Mon oncle, Trafic et Playtime de Jacques Tati ; Le Juge et l'Assassin de Bertrand Tavernier ; Vincent, François, Paul et les autres de Claude Sautet ; L’Emmerdeur d’Édouard Molinaro ; Les Uns et les Autres de Claude Lelouch ; La Zizanie avec Louis de Funès ; La Veuve Couderc avec Simone Signoret. En 1980, il est convié par le groupe des Sex Pistols pour participer à la musique du film consacré au groupe La Grande Escroquerie du Rock'n'roll.

D'après le générique de Milou en mai, les musiciens rassemblés autour de Stéphane Grappelli en 1989 sont Marc Fosset, Maurice Vander, Martin Taylor, Jack Sewing, Pierre Gossez (en) et Marcel Azzola. Ils enregistrent la bande originale du film au studio de la Grande Armée.

Il a également participé à de grandes manifestations sportives : trois fois le Tour de France et plusieurs fois les Six jours de Paris.

C’est à la suite de la rencontre du fils d’Ernano Cavagnolo, Claude, à Villefranche-sur-Saône, que celui-ci lui fabrique son premier Vedette 5 Compact. À proximité du magasin situé rue du Faubourg-Saint-Martin s’installe l’« Académie des quatre » pour y faire un centre d’enseignement.

Il milite avec André Astier, Joss Baselli, Joë Rossi, Myriam Bonnin, Jacky Mallerey, Christiane Bonnay et Max Bonnay afin que l’accordéon entre dans l’enseignement dispensé au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, ce qui se réalise en 2002. Il réhabilite l'accordéon comme un digne instrument de musique, loin de son image péjorative de « piano du pauvre ».

Devenu l’un des musiciens français les plus respectés, il a reçu de nombreux prix, dont une Victoire de la musique d’honneur en 2006. Il a participé au développement de l’enseignement de l’accordéon notamment à l’École nationale de musique et de danse de la vallée de Chevreuse à Orsay dont le directeur fondateur était Pierre-Yves Le Roux (pianiste français).

Dans ses dernières années, Marcel Azzola se produit le plus souvent avec la pianiste Lina Bossatti, toujours avec beaucoup de talent et de modestie, n'hésitant pas à citer les meilleurs de ses confrères accordéonistes, y compris ceux de la jeune génération, et incitant les spectateurs et auditeurs de ses concerts à écouter également d'autres instruments que l'accordéon.

Il meurt le 21 janvier 2019 à l'hôpital de Poissy où il était régulièrement dialysé, des suites d'un arrêt cardiaque survenu dans sa résidence de Villennes-sur-Seine.

Distinctions Décorations
  • Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres (2007) ; officier (1991) ; chevalier (1984)

Marcel Azzola avait refusé la Légion d'honneur.

Récompenses
  • 1995 : Victoire de la musique dans la catégorie « Album jazz instrumental de l'année » pour L'Accordéoniste
  • 2006 : Victoire de la musique d'honneur
Publications Livre
  • Chauffe Marcel, mémoires, éditions de l’Archipel, novembre 2006 (ISBN 9782841878536)
Partitions Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? Discographie
  • Mort d'un pourri (avec Stan Getz) (Melba, 1977)
  • Gipsy Waltz (EmArcy, 1989)
  • L'Accordéoniste : Hommage à Edith Piaf (Polygram, 1995)
  • Et ça tournait : Anthologie du musette (Sony, 2000)
  • Jazzola (Black & Blue, 2002)
  • Le Meilleurs (Disky, 2002)
  • 3 Temps pour bien faire (Le Chant du Monde, 2005)
  • Adios Muchachos (Intense, 2006)
  • Les Grands Standards, Vol. 1 & 2 (Universal, 2006)
  • Musique à la mode (Universal, 2007)
  • Vignola Réunion Trio (Nel Jazz, 1999)
  • Accordéon séduction (Wagram, 2010)
  • La Cumparsita (Sound and Vision, 2012)
  • Les Archives de l'accordéon (Marianne Melodie/Multiwaves, 2010)
  • Vive le musette (Parlophone, 2013)
Notes et références
  1. ↑ a b c et d Pierre Gervasoni, « L’accordéoniste Marcel Azzola est mort à 91 ans », Le Monde,‎ 22 janvier 2019 (lire en ligne, consulté le 22 janvier 2019).
  2. ↑ « Mort à 91 ans de Marcel Azzola, légende de l’accordéon », sur Le Parisien.fr, 22 janvier 2019 (consulté le 22 janvier 2019).
  3. ↑ a et b Jacques Denis, « Mort de Marcel Azzola, «patron» de l'accordéon », sur Libération.fr, 22 janvier 2019 (consulté le 22 janvier 2019)
  4. ↑ a b c d e et f Voir sur francemusique.fr.
  5. ↑ Vesoul sur youtube.
  6. ↑ Site consacré à l’entreprise Cavagnolo.
  7. ↑ « Marcel Azzola, légende de l'accordéon et accompagnateur de Jacques Brel, Edith Piaf ou encore Barbara, est mort à 91 ans », sur francetvinfo.fr, 21 janvier 2019 (consulté le 21 janvier 2019).
  8. ↑ Arrêté du 10 juillet 2007 portant nomination ou promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres.
  9. ↑ « Disparition de Marcel Azzola, l'accordéoniste de Fréhel, Piaf, Brel, Gréco, Tati, Mouloudji... », sur Le Figaro, 22 janvier 2019 (consulté le 22 janvier 2019).
Voir aussi Bibliographie
  • Vincent Tardieu, « 3. Accordéon : Azzola », dans Vibrations, n° 2, 1986 (n° spécial « A la recherche de l'instrument »), p. 169-176 ; lire en ligne
  • Pierre Gervasoni, « L’accordéoniste Marcel Azzola est mort à 91 ans », dans Le Monde, 22 janvier 2019 ; lire en ligne
Liens externes
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    • Bibliothèque royale des Pays-Bas
    • Bibliothèque nationale de Pologne
    • Bibliothèque nationale de Lettonie
    • WorldCat
  • Site de Marcel Azzola
  • Présentation de Marcel Azzola par la médiathèque de la Cité de la musique
  • Une biographie sur perigord.com
  • « L’accordéon sur tous les tons », article de L'Humanité du 28 décembre 2004
  • Marcel Azzola a participé à l’enregistrement de quatre chansons du chanteur Guy Thomas dans son album 33 tours Les Vipères
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